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Lésions cérébrales traumatiques : risque doublé de criminalité violente chez les jeunes

Les jeunes souffrant de lésions cérébrales permanentes commettent plus fréquemment des infractions violentes, et à un âge plus précoce.

Lésions cérébrales traumatiques : risque doublé de criminalité violente chez les jeunes

Des chercheurs britanniques, notamment de l'Université d'Exeter, ont analysé 102 études sur le lien entre les lésions cérébrales traumatiques (THL) et la criminalité. Les THL causent des dommages permanents au cerveau, souvent suite à un accident de voiture ou une chute.

Les jeunes avec THL sont plus de deux fois plus susceptibles d'être condamnés pour un crime violent à un jeune âge que ceux sans THL, selon les scientifiques. Cela pourrait s'expliquer par l'interférence du THL avec le développement du cortex préfrontal dorsolatéral, impliqué dans l'empathie, le contrôle des impulsions et le comportement social.

Les THL s'accompagnent souvent d'autres complications : troubles psychiatriques et comportementaux accrus, automutilation, et idéations suicidaires. Chez les détenus, ils entraînent une moindre coopération au traitement, plus d'infractions en prison et des récidives plus rapides après libération.

Ces résultats favorisent une détection précoce des THL pour mieux soutenir les personnes affectées. Les médecins généralistes et les services de santé doivent collaborer pour un diagnostic tôt, comme le préconisent les chercheurs dans Lancet Psychiatry (2020). Un traitement adapté, via rééducation par exemple, peut réduire la criminalité.

Les chercheurs recommandent aussi de scanner les délinquants pour THL dès leur contact avec la police ou la justice. Environ 10 à 20 % des détenus souffrent de THL graves, et 30 à 40 % de formes légères. Une prise en charge adaptée diminue les problèmes en détention.

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