Les personnes qui refusent systématiquement d'aider ou de coopérer risquent une mauvaise réputation. Même pour préserver leur image, les humains collaborent mieux ensemble, comme l'ont démontré des scientifiques auprès d'une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Les humains coopèrent souvent sans gain immédiat, contrairement aux théories économiques et évolutionnistes qui favorisent l'intérêt personnel.
Qu'est-ce qui nous incite à ne pas trahir les autres : la crainte des représailles ou d'une mauvaise image ? Pour répondre, des chercheurs ont étudié les Teop, une communauté de Papouasie-Nouvelle-Guinée où la vie sociale repose sur le « Grand Homme », un leader âgé veillant à la moralité du village. Il peut sanctionner et influencer les réputations.
Les scientifiques ont proposé aux Teop un jeu socio-économique impliquant profits, pertes, coopération ou tromperie. Dans certains tours, le Grand Homme observait ; dans d'autres, les participants pouvaient punir les tricheurs.
La peur d'une mauvaise réputation s'est avérée plus dissuasive que celle des punitions. La simple présence du Grand Homme améliorait grandement la coopération, contrairement à une menace de sanction. Un Grand Homme d'un village voisin n'avait aucun effet : seule comptait la réputation locale. Cette étude a été publiée dans Nature Communications en 2020.
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