Les femmes ménopausées qui consomment régulièrement des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), des antiacides courants contre les brûlures d'estomac et le reflux, présentent un risque de fracture de la hanche accru de 35 %.

Les IPP, parmi les médicaments les plus prescrits, réduisent l'acidité gastrique mais diminuent aussi l'absorption du calcium, favorisant potentiellement l'ostéoporose et les fractures osseuses.
Des chercheurs du Massachusetts General Hospital à Boston ont analysé cette association chez 80 000 infirmières ménopausées suivies pendant huit ans. L'étude, ajustée pour le poids, l'exercice physique, la consommation d'alcool, le tabagisme et l'apport calcique quotidien, a exclu les participantes ayant subi des accidents graves.
Publié dans le British Medical Journal, les résultats révèlent 893 fractures de la hanche sur la période : 1,51 pour 1 000 années-personnes chez les non-utilisatrices, contre 2,02 chez les utilisatrices régulières, soit un risque 35 % plus élevé en postménopause. Chez les fumeuses ou ex-fumeuses, ce risque augmente encore de 50 %. Chez celles ayant arrêté les IPP, le risque excédentaire disparaît après deux ans.
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