Les enfants âgés de 4 à 7 ans atteints d'un trouble du spectre autistique (TSA) qui reçoivent des séances individuelles de musicothérapie en complément de leur traitement standard n'en tirent aucun bénéfice supplémentaire significatif.

Cela ne signifie pas qu'ils ne progressent pas musicalement, par exemple en apprenant à lire des notes ou à jouer d'un instrument. Cependant, l'efficacité de la musicothérapie – qui repose sur une approche ludique du son et du rythme avec un thérapeute – pour atténuer les symptômes associés au TSA, comme les difficultés sociales, reste non prouvée. Au contraire, une étude internationale menée par des chercheurs norvégiens démontre qu'elle n'est pas plus efficace que le traitement habituel seul.
Cette recherche, coordonnée dans neuf pays, a suivi 364 enfants pendant six mois. La moitié a bénéficié d'un traitement standard adapté au pays concerné, tandis que l'autre moitié a ajouté des séances individuelles avec un musicothérapeute qualifié.
Au terme de ces six mois – une durée jugée trop courte par certains critiques –, les progrès observés étaient minimes dans les deux groupes. Les chercheurs se sont concentrés sur les symptômes clés : compétences sociales et interaction réduites, ainsi que comportements restreints et répétitifs. Aucune différence significative n'a été constatée entre les groupes.