Aucune idée si cette nouvelle vous réjouira ou vous dégoûtera, mais une étude internationale suggère que, même après le Covid, nous continuerons probablement à nous embrasser et à nous serrer dans les bras.
Cette conclusion provient d'une recherche sur la culture du baiser et de l'étreinte menée dans treize pays. Les psychologues ont observé que les habitants des pays à fort risque historique de maladies infectieuses ne s'embrassent et ne s'étreignent pas moins que ceux des pays à faible risque.
Cette déduction repose sur une étude publiée en avril 2019, avant la pandémie de Covid. Le virus a peut-être altéré nos habitudes de contacts physiques, mais les populations les plus exposées aux infections ne se contentent pas de distances sociales ou de checkings virtuels : elles continuent de privilégier le contact corporel.
Publiée dans Scientific Reports, l'étude mettait l'accent sur un autre aspect : un lien clair entre le revenu et la fréquence des baisers. Dans les pays à fortes inégalités financières, les habitants s'embrassent plus souvent. Selon les chercheurs, cela s'explique par des racines évolutives : une plus grande dépendance au partenaire nécessite plus de réaffirmations relationnelles, via des baisers et câlins universels.
La crise du Covid entraînera-t-elle plus de passion dans nos chambres à coucher ?
Les chercheurs ont interrogé plus de 2 000 participants sur leur vision du baiser parfait. Les réponses varient individuellement : en couple longue durée, on valorise technique et tendresse plus que les jeunes amoureux. Les femmes sont plus exigeantes que les hommes. Les personnes se trouvant attirantes s'embrassent plus, se jugent meilleures et sont plus satisfaites de leur partenaire.
La définition du baiser idéal varie aussi culturellement. Dans les pays inégalitaires, l'aspect romantique prime ; dans ceux à haut risque infectieux, l'excitation sexuelle domine. La pandémie de Covid influencera-t-elle nos comportements intimes ?