Manger plus ne suffit pas pour contrer les effets durables de la malnutrition. Les probiotiques pourraient-ils être la solution ?

Manger davantage ne guérit pas les séquelles de la malnutrition. Les probiotiques font-ils la différence ?
Les estimations varient – de 160 millions selon certains scientifiques il y a quelques années, à 90 millions selon les Nations unies – mais des dizaines de millions d'enfants de moins de 5 ans souffrent encore de malnutrition aiguë.
Même avec un accès ultérieur à une alimentation abondante, ces enfants portent souvent les stigmates à vie : retards de croissance, handicaps physiques ou troubles métaboliques chroniques.
Même une alimentation réparatrice spécialisée ne garantit pas une croissance normale. Une étude publiée dans la revue Science révèle cette semaine le rôle clé de la flore intestinale.
Une équipe internationale démontre que la flore intestinale immature des enfants malnutris entraîne une croissance anormale et perturbe le métabolisme, y compris chez la souris. Chez des souris sans microbiote intestinal, des chercheurs français ont observé des effets encore plus graves.
La bonne nouvelle : l'administration ciblée de certaines bactéries intestinales, dont des souches brevetées par les auteurs, atténue les effets à long terme de la malnutrition chez la souris, en complément d'une nutrition adéquate.
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