Les Inuits, premiers habitants du Grand Nord canadien, consomment principalement de la viande et du poisson crus, avec très peu de fibres et de glucides. Pourtant, leur microbiome intestinal reste étonnamment proche de celui des résidents urbains.

Des chercheurs canadiens ont cartographié pour la première fois la flore intestinale des Inuits et l'ont comparée à celle des habitants de Montréal, adeptes d'un régime occidental riche en glucides et fibres.
À la surprise des scientifiques, la diversité bactérienne est bien plus similaire que prévu. Le régime inuit, dominé par les protéines et graisses issues du renne, de la baleine, du phoque et du poisson, contraste fortement avec l'alimentation occidentale. Peu de végétaux poussent dans l'Arctique.
Seul un examen approfondi du microbiome trahirait ce mode de vie unique. Des écarts plus prononcés avaient été observés chez des peuples isolés d'Afrique. Les experts pointent la consommation accrue d'aliments importés par les Inuits et le rôle clé des fibres et glucides dans la diversité microbienne.
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