Le coup d'État manqué du week-end dernier en Turquie n'est pas une première. Depuis la fondation de la République en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, l'armée veille sur l'héritage laïc et républicain.

La République de Turquie est née en 1923 des cendres de l'Empire ottoman, après la Première Guerre mondiale. Son premier président, Mustafa Kemal (1881-1938), a lancé des réformes radicales : adoption de l'alphabet latin, interdiction des vêtements traditionnels, déplacement de la capitale à Ankara et, surtout, séparation stricte de la religion et de l'État. Surnommé Atatürk, « Père des Turcs », il a posé les bases de la modernité turque.
L'armée, garante des principes kémalistes, a intervenir à plusieurs reprises :
Ce week-end, l'armée a voulu « sauver la démocratie », comme à son habitude.
Le coup d'État récent reste entouré d'incertitudes. L'armée visait à protéger la démocratie, mais a échoué à renverser le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, qui annonce une purge des forces armées. (fe)
[]