Des régions du génome porcin sont impliquées dans le développement de troubles génétiques similaires à ceux observés chez l'humain.

Les sangliers partagent de nombreuses similitudes avec les humains : ils s'adaptent facilement, voyagent beaucoup et peuvent dégrader leur environnement. Des parallèles génétiques existent aussi, utiles pour la recherche biomédicale.
Après les génomes de la vache, de la souris, du chien, de la drosophile, de la tomate et bien sûr de l'humain, le porc dévoile ses secrets génétiques. Un consortium international, incluant des chercheurs de l'Université de Wageningen, publie dans Nature une analyse détaillée des génomes de porcs domestiques et sauvages d'Europe et d'Asie.
Les résultats révèlent une divergence génétique marquée entre sangliers asiatiques et européens, équivalente à une sous-espèce après un million d'années de séparation. L'étude montre aussi comment la domestication a rendu les porcs plus efficaces et résistants aux maladies.
Comparé aux génomes humains, murins, canins, bovins et équins, celui du porc présente des gènes uniques liés à l'olfaction, expliquant leur flair exceptionnel pour les truffes.
Surtout, 112 régions génomiques porcines sont impliquées dans l'obésité, le diabète, Alzheimer et Parkinson, comme chez l'humain. Les porcs s'imposent ainsi comme modèles idéaux pour la recherche biomédicale, ouvrant des voies thérapeutiques innovantes. (ks)