Des chercheurs américains de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont réussi à guérir en grande partie l'épilepsie chez la souris en injectant des cellules cérébrales inhibitrices qui calment les signaux des neurones hyperactifs.

Cette étude, publiée dans Nature Neuroscience, représente une percée prometteuse dans le traitement de l'épilepsie.
L'épilepsie affecte environ 65 millions de personnes dans le monde. Elle se caractérise par une interruption temporaire de la transmission des impulsions électriques dans le cerveau, provoquant des signaux incontrôlés des neurones, similaires à un court-circuit. Cela entraîne des crises avec secousses, chutes, mouvements anormaux et pertes de conscience.
Les traitements médicamenteux visent principalement à prévenir les crises, efficaces chez deux tiers des patients malgré des effets secondaires souvent gênants. Cependant, ils ne s'attaquent pas à la cause sous-jacente. L'équipe du Pr Scott Baraban à l'UCSF vise à changer cela.
Ils ont transplanté des neurones inhibiteurs issus de la zone MGE (excroissance ganglionaire médiane) dans l'hippocampe des souris, région clé pour les crises d'épilepsie temporale, mais aussi pour l'apprentissage et la mémoire.
Chez les souris atteintes d'épilepsie du lobe temporal, la fréquence des crises a fortement diminué, voire disparu. Les animaux se sont montrés moins irritables, moins hyperactifs et ont affiché de meilleurs résultats aux tests cognitifs.
Longtemps envisagée, la thérapie cellulaire démontre ici son potentiel, particulièrement pour l'épilepsie temporale résistante aux médicaments classiques.
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