Les parchemins historiques recèlent bien plus d'informations que le texte qu'ils portent.

Avant l'invention de la production de masse du papier, le parchemin était le support privilégié pour les documents officiels. Fabriqué à partir de peaux d'animaux, il conserve l'ADN qui révèle l'évolution des espèces animales utilisées.
Des chercheurs irlandais et britanniques l'ont démontré dans un projet pilote sur des documents des XVIIe et XVIIIe siècles. Ils ont extrait suffisamment d'ADN et de collagène – protéine principale de la peau – de fragments de 2 cm² pour identifier avec certitude des peaux de moutons, comparées à celles de moutons britanniques modernes.
L'ADN le plus ancien provenait d'un mouton Yorkshire traditionnel du nord de l'Angleterre, tandis que celui du XVIIIe siècle montrait des affinités avec les races des Midlands, où de nouvelles techniques d'élevage étaient expérimentées.
Grâce aux avancées en analyse ADN, ces parchemins offrent des insights précieux sur le développement de l'élevage et des pratiques agricoles. Leur conservation méticuleuse dans les archives – plus d'un million rien qu'en Grande-Bretagne – et leur datation précise en font des sources idéales, malgré les cas de réutilisation.
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