Les gouttelettes de liquide posées sur une surface solide mais souple interagissent via l'effet Cheerios inversé. Ce phénomène peut être contrôlé pour que les gouttes fusionnent ou s'éloignent les unes des autres.

Cette découverte provient d'une étude menée par des scientifiques de l'Institut MESA+ de nanotechnologie de l'Université de Twente et de l'Université Queen Mary de Londres. Les résultats sont publiés dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS).
Le phénomène classique de l'effet Cheerios — nommé d'après les céréales américaines qui s'agglutinent dans un bol de lait — est bien connu. On l'observe aussi avec les bulles dans un soda. Il résulte de la tension superficielle, qui maintient les gouttes parfaitement sphériques.

Les chercheurs introduisent pour la première fois l'effet Cheerios inversé, où les rôles du liquide et du solide s'inversent : les gouttelettes interagissent sur une surface solide mais souple.
Récemment, l'effet Cheerios a inspiré des avancées en ingénierie des matériaux et aidé à modéliser les implosions gravitationnelles galactiques. L'effet inversé promet des applications similaires en ingénierie et sciences de la vie.
Une vitre de voiture qui ne s'embue plus
Ce contrôle précis des gouttes s'applique à des technologies impliquant des liquides, comme un pare-brise anti-buée. L'épaisseur de la couche souple détermine si les gouttes fusionnent ou s'étalent.
Les gouttelettes déforment la surface, créant une interaction analogue à la relativité générale, où les masses courbent l'espace-temps. Ici, c'est la surface qui est modifiée pour contrôler l'effet.
Gouttes s'attirant sur un gel épais
Source : PNAS
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