Un nouveau modèle informatique climatique pourrait révolutionner notre capacité à maîtriser les températures globales. Des scientifiques le révèlent dans la revue Nature.

Maîtriser le réchauffement pour éviter les catastrophes
En décembre 2015, lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), les dirigeants mondiaux se sont engagés à limiter le réchauffement à 2 °C au-delà des niveaux préindustriels. Au-delà, des catastrophes comme des sécheresses extrêmes, inondations et tempêtes deviendraient inévitables. Pourtant, mesurer précisément le réchauffement reste un défi majeur.
Les climatologues apportent une solution innovante. « Il est ardu de distinguer les fluctuations naturelles du climat du réchauffement d'origine humaine. Notre nouveau modèle calcule cette distinction avec précision », explique Shang-Ping Xie, professeur à l'Université de Californie à San Diego.
Reconstruction historique des températures
Ce modèle ne se limite pas aux données actuelles : il reconstruit les températures des décennies passées. Il révèle des hausses spectaculaires ces cinquante dernières années, dues à des fluctuations naturelles qui alternent accélération et ralentissement du réchauffement.
« Sur les dix-huit dernières années, les températures mesurées étaient inférieures à celles prévues par l'effet de serre, en raison d'un Pacifique légèrement plus frais lié à un cycle naturel. Ainsi, nos mesures sous-estiment l'impact réel des gaz à effet de serre », précisent les chercheurs.
Enfin, le modèle confirme que la Terre est aujourd'hui 1 °C plus chaude qu'avant la révolution industrielle.
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