Le déclin des grands mammifères peut entraîner une réduction du nombre de grands arbres.

Les grands animaux jouent un rôle essentiel dans l'atténuation du changement climatique au sein des forêts tropicales. Ils dispersent les graines de grands arbres capables de stocker de grandes quantités de carbone. Cependant, cet effet varie selon les continents, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Leeds et publiée dans Nature Communications.
Les graines des géants de la forêt sont principalement dispersées par les animaux. Des simulations informatiques révèlent que le déclin des grands mammifères entraînera une diminution des grands arbres, et donc un stockage réduit de carbone à long terme. Cet impact est particulièrement marqué dans les forêts primaires d'Amérique du Sud et d'Afrique. En Asie du Sud-Est, en revanche, la plupart des graines tropicales sont transportées par le vent, limitant l'effet du déclin faunique sur le stockage du carbone.
"Notre étude démontre, à l'échelle pantropicale, la relation entre les stratégies de dispersion des graines et la séquestration du carbone face au déclin des animaux", explique Anand Osuri, chef de projet.
Les forêts tropicales constituent l'un des plus grands réservoirs de carbone, agissant comme tampons contre l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Les politiques de conservation doivent donc non seulement protéger les forêts, mais aussi les animaux qui assurent la dispersion des graines.
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