Une activité microbienne accrue dans le sol amplifie les émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Une activité microbienne accrue dans le sol amplifie les émissions de CO2 dans l'atmosphère.
Les vastes réserves de carbone stockées dans les sols arctiques et périarctiques sont plus sensibles au changement climatique que prévu, selon une équipe internationale de scientifiques publiant dans Nature.
Le sol mondial renferme quatre fois plus de carbone que toutes les plantes combinées. La respiration des bactéries du sol libère annuellement 60 milliards de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
Les chercheurs ont analysé la réaction de bactéries issues d'échantillons de sol, de l'Arctique à la forêt amazonienne, face à des hausses de température. Dans la plupart des cas, une température plus élevée accélère la libération de CO2, particulièrement dans les sols riches en carbone et froids.
Plus de la moitié du carbone des sols mondiaux se concentrant dans et autour de l'Arctique, la sensibilité de ces micro-organismes au réchauffement pourrait jouer un rôle clé dans le cycle global du carbone. (ddc)