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L’alimentation, clé essentielle contre le réchauffement climatique

Les scientifiques appellent à booster les rendements agricoles, réduire les déchets et limiter la consommation de viande.

L’alimentation, clé essentielle contre le réchauffement climatique

Booster les rendements, réduire les déchets et la viande : la recette scientifique contre le climat.

Si nous maintenons nos habitudes alimentaires et nos gaspillages actuels, les émissions de gaz à effet de serre liées à la production alimentaire grimperont de 80 % d’ici 2050, alertent des chercheurs britanniques dans la revue Nature Climate Change.

Une population mondiale en hausse et l’essor des régimes occidentaux riches en viande accentueront l’impact environnemental de l’agriculture. Plus de viande implique plus d’aliments pour le bétail : déforestation pour de nouvelles terres, perte de biodiversité, hausse des émissions de CO2 et de méthane des troupeaux.

Dans un scénario « statu quo », plus de 40 % de terres agricoles supplémentaires et 45 % d’engrais en plus seraient nécessaires d’ici 2050. Les forêts tropicales perdraient 10 % de leur superficie en 35 ans.

Combler l’écart de rendement

Pour inverser la tendance, les experts proposent de combler l’« écart de rendement », soit la différence entre le potentiel théorique et réel des terres agricoles. Cet écart reste élevé, particulièrement en Afrique subsaharienne, et sa réduction limiterait le besoin de nouvelles terres.

En parallèle, diviser par deux le gaspillage alimentaire – 1,3 milliard de tonnes perdues annuellement selon la FAO, soit un tiers de la production – maintiendrait les émissions à +2 % seulement d’ici 2050.

Adopter un régime plus sain

Enfin, remplacer le régime occidental (viande, produits laitiers, sucre, graisses) par un modèle équilibré réduirait les émissions de 48 %. Ce régime inclut deux portions de 85 g de viande rouge, cinq œufs et une portion quotidienne de volaille par semaine.

« Réduire le gaspillage et modérer la viande sont des mesures gagnant-gagnant », souligne Bojana Bajzelj, chercheuse principale à l’Université de Cambridge. (ddc)


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