Le réchauffement climatique n’a pas ralenti au début du XXIe siècle.
Entre 1998 et 2012, les températures mondiales semblaient augmenter plus lentement. Le GIEC l’avait lui-même relevé en 2013. Une nouvelle étude publiée dans Science Advances remet en cause cette observation.
Cette recherche confirme une analyse antérieure de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) parue l’année précédente dans Science. Les experts y démontrent que la supposée « pause » résulte d’une sous-estimation des températures océaniques.
Depuis la fin des années 1990, les mesures des océans reposent majoritairement sur des bouées plutôt que sur des navires, comme auparavant. Ces méthodes plus récentes enregistrent des températures légèrement inférieures, masquant ainsi partiellement le réchauffement, selon les chercheurs de la NOAA. En corrigeant ce biais, l’eau des océans s’est réchauffée de 0,12 °C par décennie depuis 2000 – presque deux fois plus que l’estimation précédente de 0,07 °C, et au même rythme que sur les 30 années antérieures.
La nouvelle étude valide ces conclusions en analysant trois ensembles de données distincts – satellites, bouées et robots flottants (Argo) – pour éviter les biais liés aux méthodes mixtes. Dans chaque cas, le réchauffement s’élève à 0,12 °C par décennie : aucune pause n’est observable. (ddc)