Alors que les normales climatiques annoncent 11 ou 12 °C autour de la Toussaint, les maximales ont atteint 18, 19 voire 20 °C ces derniers jours. Est-ce une conséquence directe du changement climatique ?

Des chaleurs inhabituelles confirmées par les observations
Les relevés météorologiques confirment ces températures exceptionnellement élevées pour la saison. Mais pour attribuer cela au réchauffement climatique, il faut distinguer météo et climat.
La météo décrit l'état de l'atmosphère à un moment et un lieu donné. Le climat, lui, repose sur des moyennes et extrêmes sur au moins 30 ans dans une région.
On ne peut donc relier un événement météorologique isolé au changement climatique. Seules les tendances à long terme, comme une hausse des températures automnales sur 30 ans, permettraient une telle attribution. De même, pour les orages estivaux comme celui de Pukkelpop, il faut des statistiques montrant une fréquence accrue.
Origine de ces températures élevées
Le temps dépend du type d'air circulant sur notre territoire, influencé par sa région d'origine. L'air chaud et sec vient du continent, tandis que l'air froid et humide provient des mers et océans. La saison détermine si la source est chaude ou froide.

Grâce à sa grande capacité calorifique, l'océan Atlantique est le plus chaud en automne et début d'hiver, après s'être réchauffé en été. Il se refroidit lentement en hiver, atteignant son minimum au printemps.

En Europe occidentale, les vents dominants du sud-ouest à ouest assurent un climat océanique modéré : étés frais, hivers doux, précipitations régulières.
Cette semaine, une zone de haute pression sur l'Europe centrale et orientale a généré un flux sud-est à sud, apportant de l'air chaud.

Carte d'analyse du modèle météo britannique du 03/11/2016

Cette configuration s'estompe : dès le week-end, les vents tourneront sud-ouest à ouest, ramenant des températures plus conformes aux normales saisonnières.
