Une nouvelle étude apporte un indice crucial, non pas chez les dinosaures eux-mêmes, mais chez les mammifères herbivores actuels.

Les dinosaures avaient-ils le sang froid, comme les reptiles modernes, ou le sang chaud, comme les mammifères ? Cette question intrigue les paléontologues depuis des décennies. Une étude récente fournit un indice décisif en examinant les mammifères herbivores modernes.
Des recherches suggèrent que les dinosaures étaient très actifs, comme dans les films populaires, ce qui plaide pour un sang chaud. Pourtant, les lignes d'arrêt de croissance (LAG) dans leurs os rappellent celles des reptiles et amphibiens à sang froid actuels. Ces lignes signalent une baisse de métabolisme, par exemple en période froide.
Des chercheurs espagnols publient cette semaine dans Nature que les animaux à sang chaud peuvent aussi montrer une croissance osseuse cyclique. Les LAG ne prouvent donc pas un sang froid chez les dinosaures. Ils ont analysé plus d'une centaine de ruminants sauvages de tous climats mondiaux, détectant des LAG : croissance ralentie en saison sèche ou froide, puis reprise rapide en saison favorable. (tn)