Les avions peuvent rencontrer plus de vents contraires sur certains itinéraires populaires, augmentant ainsi leur consommation de carburant.

Les voyages en avion consomment énormément de carburant et contribuent significativement aux émissions de gaz à effet de serre, alimentant le changement climatique. Des scientifiques américains alertent dans Nature Climate Change : le réchauffement pourrait rendre l'aviation encore moins durable.
La consommation de carburant d'un avion pour une distance donnée dépend principalement de la durée du vol, influencée par la force et la direction des vents en altitude. Par exemple, les vents d'ouest au-dessus du Pacifique allonge les vols des États-Unis vers Hawaï, comparés aux retours.
Les variations saisonnières des vents impactent visiblement les durées de vol, tout comme les phénomènes comme El Niño, qui renforcent ces vents. En 1997-1998 et 2009-2010, cela a ajouté en moyenne 30 minutes de retard aux vols vers Hawaï.
Si les effets semblent se compenser sur un aller-retour, ce n'est pas le cas : les vents contraires plus forts allongent le temps total, sans explication précise à ce jour.
De plus, le réchauffement climatique devrait renforcer durablement les vents sur certains axes populaires. Bien que les modèles divergent sur les zones précises, un retard moyen d'une minute par vol (sur 100 000 quotidiens) équivaudrait à 300 000 heures de vol supplémentaires annuelles, soit 10 millions de tonnes de CO2 en plus – 0,03 % des émissions mondiales. (Source : télévision)
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