La biologie synthétique atteint un nouveau jalon grâce à Craig Venter et son équipe.

La biologie synthétique et son pionnier, Craig Venter, signent un exploit majeur. Le célèbre biologiste moléculaire, qui avait créé la première cellule artificielle en 2010, récidive. Avec son équipe, il démontre qu'une bactérie peut vivre et se reproduire avec un génome réduit à seulement 437 gènes. À titre de comparaison, Mycoplasma genitalium, le microbe naturel le plus économique, en compte 525.
Ce travail repousse les limites de la vie minimale, surpassant la nature elle-même. La bactérie artificielle JCVI-syn3.0 intrigue encore : la fonction d'un tiers de ses 437 gènes reste inconnue, bien qu'essentielle à sa survie. Craig Venter en tire une leçon pour le génome humain : de nombreux gènes vitaux échappent encore à notre compréhension. L'étude est publiée dans Science (24 mars 2016).
Quand émergera une vie vraiment complexe du laboratoire ? Dans notre numéro de mai 2014 d'Eos, un article détaillé sur la biologie synthétique est disponible ici.
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