Un test génétique basé sur 11 gènes spécifiques peut identifier les personnes à risque de développer une dépendance à l'alcool.

Prédire l'alcoolisme grâce à la génétique : une avancée majeure.
Il est établi depuis longtemps que la prédisposition à l'alcoolisme est en partie héréditaire. Une étude menée par Alexander Niculescu, de l'Indiana University School of Medicine, et son équipe identifie précisément les gènes impliqués. En analysant des recherches humaines et animales, ils ont recensé 135 gènes potentiellement liés à l'alcoolisme.
Pour préciser ces résultats, les chercheurs ont utilisé des modèles murins génétiquement modifiés mimant l'alcoolisme humain. En manipulant ces gènes, ils ont isolé 11 marqueurs clés influençant le comportement lié à l'alcool, dont celui codant pour l'alpha-synucléine, une protéine affectant la plasticité cérébrale et la communication neuronale.
Transposant ces découvertes à l'humain, des tests génétiques ont été réalisés sur trois groupes, incluant des personnes alcoolodépendantes. Ces 11 gènes ont permis de distinguer les alcooliques des non-alcooliques avec précision.
Publiée dans Translational Psychiatry en 2020, cette recherche suggère qu'un test génétique prédictif pourrait alerter les personnes à risque avant l'apparition de la dépendance, favorisant des changements de mode de vie préventifs. Elle ouvre aussi des voies thérapeutiques innovantes pour traiter l'alcoolisme.
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