FRFAM.COM >> Science >> sciences naturelles

Diamants synthétiques du Limbourg : la 23e édition du Hasselt Diamond Workshop à Hasselt

Saviez-vous que des diamants sont produits dans le Limbourg ? Pour la 23e fois cette semaine, une conférence scientifique internationale se tient sur ce thème fascinant.

Diamants synthétiques du Limbourg : la 23e édition du Hasselt Diamond Workshop à Hasselt

Chacun connaît Anvers comme capitale mondiale du commerce des diamants. Mais saviez-vous que ces pierres précieuses sont aussi fabriquées dans le Limbourg ? Pas extraits d'une mine, mais synthétisés en laboratoire au parc scientifique de Diepenbeek. L'Institut de recherche sur les matériaux (IMO) de l'Université de Hasselt utilise des réacteurs à plasma pour produire des diamants. L'université organise la 23e édition du "Hasselt Diamond Workshop" (SBDD), attirant des centaines de participants du monde entier.

Les diamants suscitent l'imagination collective. Pouvoir les fabriquer soi-même renforce leur aura. Mais quel nom pour ces diamants limbourgeois ? "Artificiel" évoque la contrefaçon, "synthétique" des imitations bas de gamme, et "fait maison" des biscuits... Depuis Diepenbeek, les chercheurs privilégient "diamant CVD" (dépôt chimique en phase vapeur).

Le diamant est plus facile à fabriquer que l'or.

Durant mon doctorat à l'IMO, lors d'une journée portes ouvertes, nous avons expliqué que fabriquer des diamants est bien plus simple que de l'or. L'or est un atome unique : transformer du plomb en or nécessite la fusion nucléaire, un défi insoluble pour les alchimistes. Le diamant est un arrangement spécifique d'atomes de carbone, élément abondant. L'exploit consiste à structurer ces atomes en réseau diamantifère. Deux méthodes existent : physique (haute pression et température, imitant la géologie) et chimique (CVD). En laboratoire, le processus est accéléré. (Lire plus de détails ici.)

Diamants synthétiques du Limbourg : la 23e édition du Hasselt Diamond Workshop à Hasselt

En CVD, un réseau diamant se construit couche par couche sur un substrat (diamant ou silicium). Un gaz carboné est excité par micro-ondes dans le réacteur, formant un plasma. Les radicaux libres de carbone s'accrochent à la surface, épaississant le film.

Le CVD recouvre outils abrasifs et instruments chirurgicaux grâce à la dureté exceptionnelle du diamant. À Diepenbeek, la recherche cible les applications high-tech : ajout de bore ou phosphore au plasma rend le diamant semi-conducteur, idéal pour puces, capteurs et ordinateurs quantiques.

Nos visiteurs s'interrogeaient sur les pierres précieuses : avec réacteur et expertise, le coût de production est bas, mais le taillage à Anvers reste onéreux.

La valeur finale dépend peu du coût réel, mais de la perception subjective. Un diamant naturel, formé il y a un milliard d'années, vaut plus intuitivement qu'un synthétique d'un mois. Pourtant, certains labos produisent des cristaux parfaits, sur mesure en couleur et taille.

D'autres valorisent l'histoire : transformer les cendres d'un proche en diamant via HPHT (haute pression-haute température). Mais l'authenticité pose question, comme pour les diamants naturels aux origines parfois sanglantes. Conseil d'expert : investissez dans l'électronique diamantée (smartphones, PC) plutôt que bijoux.

Le carbone des cendres d'un défunt peut être pressé en diamant.

[]