Laisser circuler l'électricité sans aucune résistance, même à température ambiante, représente le Graal des physiciens. Une découverte fortuite relance les recherches menées depuis des décennies.

Les supraconducteurs actuels exigent des températures proches du zéro absolu. On qualifie de "haute température" ceux fonctionnant à environ -140 °C, record actuel pour les cuprates.
Ils sont utilisés dans les réseaux électriques, accélérateurs de particules, équipements médicaux et transports. Cependant, le refroidissement cryogénique énergivore freine leur adoption massive.
Les cuprates, oxydes de cuivre complexes, sont les meilleurs candidats pour la supraconductivité à haute température. Leur mécanisme microscopique reste mal compris, et leur étude nécessite des champs magnétiques intenses.
Des physiciens américains ont ravivé l'espoir avec une découverte inattendue : deux couches de graphène empilées à un angle "magique" précis de 1,1° deviennent supraconductrices. Bien que nécessitant encore un refroidissement extrême, ce matériau simple – une feuille d'atomes de carbone plus résistante que l'acier – facilite les recherches.
Les experts anticipent une avancée décisive, décryptant enfin les secrets de la supraconductivité à haute température.