Le graphène, matériau révolutionnaire, répare spontanément ses petites dégradations.

Cette propriété exceptionnelle a été démontrée par Konstantin Novoselov, co-découvreur du graphène et lauréat du Prix Nobel de physique en 2010, lors d'une étude des interactions entre ce matériau et divers métaux au microscope électronique.
Le physicien russo-britannique a observé que les métaux peuvent créer de minuscules trous dans la couche de graphène. Incroyablement, le matériau les referme de lui-même en incorporant des atomes de carbone libres de l'environnement ambiant. Cette auto-cicatrisation enrichit le palmarès unique du graphène : plus solide et plus fin que tout autre matériau, meilleur conducteur de chaleur et d'électricité, le plus rigide et pourtant le plus souple au monde. (ks)