Des catalyseurs plus efficaces pavent la voie vers des carburants synthétiques propres et durables.

Dès les années 1920, les scientifiques allemands Franz Fischer et Hans Tropsch ont développé une alternative synthétique et durable à l'essence et au diesel issus du pétrole. Cependant, ces carburants Fischer-Tropsch n'étaient pas économiquement viables. Leur production n'avait pas pu être accélérée et mise à l'échelle pour rivaliser avec les procédés conventionnels polluants.
Un microscope fait maison révolutionnaire
Des physiciens néerlandais ont désormais élucidé le moyen d'accélérer le procédé Fischer-Tropsch grâce à des catalyseurs optimisés.
Grâce à un microscope à effet tunnel (STM) qu'ils ont construit eux-mêmes, les chercheurs ont observé pour la première fois les premières étapes d'une réaction Fischer-Tropsch. Bien que les STM classiques visualisent des atomes individuels, cette version sur mesure résiste à des pressions et températures extrêmes, typiques de ce procédé (plusieurs centaines de degrés Celsius).
Des catalyseurs sur mesure
Au microscope, ils ont vu comment les molécules d'hydrocarbures issues du CO2 s'accrochent aux surfaces des particules de cobalt, catalyseurs standards pour ce processus. Les chercheurs ont identifié un moyen d'accélérer cette adhésion, comparable à des modèles où les voitures occupent des places de parking.
La prochaine étape : développer ces catalyseurs rapides et efficaces, rendant la production de carburants synthétiques "propres" économiquement attractive.