Une équipe internationale de chercheurs a développé un nanomatériau à partir du Tetranychus lintearius, également connu sous le nom d'araignée d'ajonc. Ce matériau pénètre les cellules humaines sans les endommager, ouvrant des perspectives prometteuses en biomédecine, comme rapporté dans Nature Scientific Reports.
Le secret de ce matériau réside dans ses propriétés naturelles et sa taille nanométrique, mille fois inférieure à celle d'un cheveu humain, facilitant son absorption cellulaire. Biocompatible avec les tissus organiques et biodégradable grâce à sa structure protéique, il offre des applications potentielles en pharmacologie, notamment pour le transport de médicaments anticancéreux et le développement de biocapteurs détectant pathogènes et virus.
La professeure Claire Wyman, spécialiste en radiobiologie moléculaire à l'Erasmus MC, commente : « Le nanomatériau et ses propriétés physiques sont fascinants. Cependant, l'article reste basique. Les liens avec la médecine sont spéculatifs et non étayés par des tests adéquats. Bien que le matériau soit absorbé sans tuer ni endommager les cellules, aucune donnée n'indique comment attacher des molécules médicales, ce qui altérerait sa taille et ses propriétés. »
Le professeur Peter Peters, expert en nanobiologie à l'Université de Maastricht, ajoute : « L'article manque d'informations. Pour qu'un médicament anticancéreux atteigne le noyau cellulaire, il doit pénétrer le cytosol, étape cruciale souvent infructueuse. Cette étude ne démontre pas que la soie nanométrique y parvienne. »
Source : Nature Scientific Reports
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