Les neurones peuvent dysfonctionner chez les personnes atteintes d'autisme ou de trouble d'anxiété sociale.
Des scientifiques de l'Université de Cambridge ont identifié un type spécifique de cellules cérébrales dans le cerveau des macaques. Ces cellules permettent de s'identifier à autrui, de sympathiser et de prédire les intentions des autres. Elles expliquent pourquoi nous anticipons parfois les choix d'une personne avant même qu'elle ne les fasse.
Si ces cellules sont sous-actives, des troubles sociaux similaires à ceux de l'autisme peuvent survenir. À l'inverse, une hyperactivité pourrait expliquer l'anxiété sociale, où l'on est excessivement préoccupé par les pensées des autres, selon les chercheurs publiés dans la revue Cell en 2020.
Les chercheurs ont mesuré l'activité de l'amygdale – une région clé des émotions – chez des macaques effectuant une tâche d'apprentissage. Deux singes, dans la même pièce, choisissaient à tour de rôle entre deux images, l'une offrant une récompense supérieure comme du jus de fruit. Ils observaient mutuellement les choix et les récompenses.
L'analyse a révélé une activité cérébrale similaire lors de l'observation et de la décision propre. Un modèle informatique a confirmé l'existence de deux types de cellules dans l'amygdale : l'un actif pour les choix personnels, l'autre pour ceux observés. Les macaques semblaient même prédire les choix avant qu'ils ne soient faits.
Des études supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les dysfonctionnements de ces cellules.
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