Une vaste étude sur l'épilepsie met en lumière des anomalies du volume cérébral et de l'épaisseur corticale chez les patients.

Les personnes épileptiques présentent un cortex plus fin et des structures sous-corticales réduites par rapport aux sujets sains. Ces découvertes, issues des recherches menées par l'University College London (2020), révèlent pour la première fois des anomalies cérébrales globales impliquées dans toutes les formes d'épilepsie.
L'épilepsie affecte 0,6 à 1,5 % de la population mondiale. Or, un tiers des patients ne répondent pas aux traitements médicamenteux, rendant essentiel une meilleure compréhension de l'anatomie cérébrale épileptique.
Les chercheurs ont analysé les IRM de 2 100 patients épileptiques et 1 700 témoins sains, constituant la plus grande étude de ce type. Ils ont notamment observé un thalamus droit et un cortex moteur réduits chez les épileptiques. Le cortex moteur gère les mouvements volontaires, tandis que le thalamus traite les stimuli sensoriels et moteurs. Plus ces structures sont altérées, plus les crises sont prolongées.
Des anomalies ont même été détectées chez les patients atteints d'épilepsie généralisée idiopathique, une forme où elles n'avaient jamais été identifiées auparavant.
Cependant, avant d'envisager de nouveaux traitements, il reste à démontrer si ces modifications structurelles causent l'épilepsie ou en résultent.
Cet article est publié dans la revue Brain.