Un atelier psychologique innovant améliore significativement l'attitude des Israéliens envers les Palestiniens.

Dans une étude de 2011, le psychologue israélien Eran Halperin a présenté deux courts textes à des volontaires israéliens et palestiniens. L'un évoquait la stabilité des groupes, l'autre leur capacité à changer d'opinion et de comportement. Sans aborder directement le conflit israélo-palestinien, le second texte a généré des attitudes plus positives envers l'autre camp. Des résultats encourageants, mais leur application dans le monde réel restait à prouver.
Pour tester cela sur le terrain, Eran Halperin s'est associé à des chercheurs britanniques et américains. Ils ont organisé un atelier de cinq heures pour 508 Israéliens, présentés comme une formation au leadership. En réalité, trois formats expérimentaux étaient proposés.
Le premier, inspiré des travaux de Halperin, enseignait que les groupes peuvent évoluer positivement et que les leaders guident ce changement. Le second mettait l'accent sur l'empathie et la prise de perspective, déjà validée en résolution de conflits. Le troisième, axé sur la gestion du stress, servait de groupe contrôle, tel un placebo.
Les participants ont rempli un questionnaire avant l'atelier, puis peu après, deux semaines, deux mois et six mois plus tard. Les résultats montrent que l'atelier conçu par Halperin a amélioré les attitudes envers les Palestiniens, comparé au groupe contrôle. Plus d'espoir pour une solution, plus de disposition aux concessions. Efficace autant que l'approche empathique, et supérieure en termes d'espoir et de confiance.