Des scientifiques d'Amsterdam expliquent que nombre de nos comportements néfastes pour l'environnement découlent de l'évolution humaine.

Une grande partie de nos actions irrespectueuses envers l'environnement résulte de l'évolution humaine. Pour promouvoir la durabilité, il faut répondre à ces instincts primordiaux plutôt que de les combattre, affirment des chercheurs de l'Université VU d'Amsterdam dans le Journal of Public Policy and Marketing.
La vision romantique d'ancêtres vivant en harmonie avec la nature est erronée. Les chasseurs-cueilleurs préhistoriques exploitaient abondamment les ressources offertes par la nature. Lorsque les puits s'épuisaient ou les déchets s'accumulaient, ils migraient ailleurs, possible grâce à une planète peu peuplée de moins d'un million d'habitants.
Aujourd'hui, avec plus de sept milliards d'humains sur une Terre surpeuplée, nous conservons ces tendances : épuiser les ressources et polluer. Cela s'explique par cinq instincts primordiaux : la préférence pour l'intérêt personnel, le besoin de statut, la propension à imiter les autres, la myopie temporelle et l'ignorance des problèmes abstraits comme le changement climatique.
« Pour une vie plus durable, gouvernements, entreprises et marketeurs doivent répondre à ces besoins primaires plutôt que de les contrer », déclare Marc Van Vugt, professeur à la VU. « Nous sommes naturellement focalisés sur nous-mêmes, notre famille et notre communauté. Nos études montrent qu'il est plus efficace de souligner l'impact de nos actes sur notre environnement immédiat. L'instinct de statut peut être canalisé via des classements des plus durables et en 'nommant et shaming' les pollueurs. »