Les hivers exceptionnellement froids de 2010-2011 et 2011-2012 ont fortement impacté les populations d'oiseaux résidents, contrairement aux migrateurs qui fuient vers des zones plus chaudes. Les données de l'Institut de recherche sur la nature et la forêt (RIOB) le confirment.

Les chercheurs du RIOB ont comparé les comptages avant et après ces hivers rigoureux. Des espèces comme le grèbe huppé (-36 %) et la poule d'eau (-37 %) ont subi de lourdes pertes. Le pic vert (-17 %), la huppe fasciée (-48 %), la mésange noire (-57 %) et le troglodyte mignon (-15 %) ont également été touchés.
Ces baisses importantes ne sont cependant pas alarmantes, selon Glenn Vermeersch du RIOB. « C'est un phénomène normal. Quelques hivers plus doux suffiront pour que les populations se rétablissent. Même un hiver rigoureux supplémentaire ne serait pas dramatique. »
Les espèces les plus affectées sont sensibles au gel, notamment celles dépendant d'eau libre ou les petits passereaux peu enclins à fréquenter les mangeoires de jardins. À l'inverse, les habitués des jardins comme le merle noir, la mésange charbonnière et la mésange bleue ont résisté, voire progressé.
Nourrir les oiseaux reste une excellente initiative, surtout cet hiver où la production de fruits et graines sur les arbres est faible, conseille Vermeersch.
Les comptages du RIOB s'appuient sur le Réseau flamand de surveillance des oiseaux nicheurs : à 1 200 sites d'un kilomètre carré, des bénévoles recensent les oiseaux dans divers habitats, à intervalles réguliers. (ddc)
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