Plus la diversité des amphibiens dans un étang est riche, plus le risque d'infection par le parasite Ribeiroia ondatrae, responsable de malformations physiques, est faible pour grenouilles, crapauds et salamandres.

Une diversité accrue réduit drastiquement les infections parasitaires.
Tout a commencé comme une énigme digne d'un thriller : quelles étaient les causes des déformations physiques extrêmes – pattes supplémentaires ou déformées – observées chez des grenouilles et crapauds en Californie ? Le parasite Ribeiroia ondatrae identifié, une question cruciale émerge : comment protéger les amphibiens ?
Des chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder ont analysé des centaines d'étangs californiens, cartographiant le nombre d'espèces d'amphibiens et d'escargots, vecteurs du parasite.
Résultat : une plus grande diversité réduit significativement les risques. Dans les étangs abritant six espèces d'amphibiens, le risque d'infection pour grenouilles et crapauds chute de 78 % par rapport à ceux ne comptant qu'une seule espèce. Les scientifiques expliquent que, contrairement à un écosystème monotone, le parasite ne peut suivre un schéma d'infection fixe et prévisible. Ainsi, les animaux restant longtemps sur place sont plus exposés, tandis que les arrivants tardifs bénéficient d'un risque moindre.
Cette étude paraîtra cette semaine dans Nature (2020, kv).