Les femmes ménopausées ayant allaité au moins un enfant présentent un risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) significativement plus faible que celles qui ne l'ont pas fait.
Des études antérieures ont déjà démontré que l'allaitement maternel diminue les risques de cancer du sein, de cancer de l'ovaire et de diabète de type 2. Des chercheurs de l'Université du Kansas ont examiné son impact sur les AVC, quatrième cause de décès chez les femmes de plus de 65 ans.
Pour cette étude, ils ont analysé les données de 80 191 femmes participantes à la Women's Health Initiative, une vaste cohorte américaine suivant depuis 1991 la santé de milliers de femmes ménopausées. Toutes avaient eu au moins un enfant ; 58 % avaient allaité : 51 % pendant 1 à 6 mois, 22 % de 7 à 12 mois et 27 % plus de 13 mois. Au cours du suivi, 3,4 % ont subi un AVC, et 1,6 % en avaient eu un auparavant.
Après exclusion des facteurs de risque incontrôlables comme les antécédents familiaux, les chercheurs ont observé un risque d'AVC réduit en moyenne de 23 % chez les femmes ayant allaité. Plus la durée d'allaitement était longue, plus la protection était marquée : 19 % de risque en moins pour 6 mois ou moins, avec une réduction supplémentaire par mois ajouté.
Il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne prouve pas de lien de causalité direct. Les femmes qui allaitent pourraient adopter globalement un mode de vie plus sain (exercice, alimentation équilibrée, non-fumeur, contrôle de la tension, du cholestérol et de la glycémie), expliquant en partie cette protection cardiovasculaire.
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