Les zones où les cyclones atteignent leur intensité maximale se sont déplacées de plus de 150 kilomètres vers le nord et le sud depuis 1980.

Les zones d'intensité maximale des cyclones se sont déplacées de plus de 150 kilomètres vers les pôles Nord et Sud depuis 1980.
À raison de 56 kilomètres – soit un demi-degré de latitude – par décennie, les cyclones tropicaux se dirigent vers les pôles Nord et Sud, selon une étude de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, publiée dans la revue Nature.
Les cyclones tropicaux génèrent des rafales violentes et des inondations dévastatrices. Leur mouvement lent les rend moins menaçants près de l'équateur, exposant davantage les régions côtières septentrionales et australes.
Certaines zones dépendent toutefois de ces cyclones pour leur approvisionnement en eau : leur migration vers les pôles pourrait priver ces populations d'une ressource vitale.
Ce phénomène de « migration polaire », comme le nomment les chercheurs, est surtout observé au-dessus du Pacifique et de l'océan Indien, mais peu ou pas dans l'Atlantique.
Les tropiques s'étendent aussi
Ce déplacement des cyclones s'apparente à l'expansion bien documentée de la zone tropicale, entre le tropique du Cancer et celui du Capricorne. « La vitesse de migration polaire des cyclones est parallèle au rythme d'expansion tropicale », explique le chercheur principal, Jim Kossin. « Les facteurs environnementaux favorisant les cyclones semblent contrôlés par cette zone tropicale. »
Les scientifiques attribuent cette expansion des tropiques à des causes anthropiques, comme l'appauvrissement de la couche d'ozone et la pollution atmosphérique. (adw)
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