L’inversion d’une oscillation météorologique dans l’océan Pacifique pourrait accélérer le réchauffement climatique au cours de la prochaine décennie.


Il y a dix-huit mois, l’Accord de Paris fixait l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C, avec un effort pour 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Les signataires s’y sont engagés.
Malgré les doutes des États-Unis sous Trump, des climatologues australiens tirent l’alarme : l’oscillation pacifique inter-déennale (IPO), en phase négative ces dernières années, est en train de s’inverser. Cette oscillation influence les températures marines dans le Pacifique et les régions polaires.
En phase négative, elle a tempéré le réchauffement, expliquant l’absence de hausses marquées vers 2010. Mais les records de chaleur des trois dernières années indiquent un basculement en phase positive : eaux pacifiques plus froides, Arctique plus chaud, renforçant l’effet de serre.
Même si la phase négative perdure, la barre des 1,5 °C sera franchie d’ici 2031 sans mesures radicales, incluant réduction des émissions de CO2 et captage atmosphérique. En phase positive, cela pourrait survenir dès 2026. Le climat est actuellement à +0,85 °C par rapport à l’ère préindustrielle.
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