La fonte accélérée de la calotte glaciaire du Groenland risque de libérer d'importantes quantités de métaux lourds et de substances toxiques dans l'océan.

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Abonnez-vousAbonnez-vousLe Groenland est souvent perçu comme un territoire vierge, mais une étude menée par deux microbiologistes danois apporte une nuance cruciale. La calotte glaciaire abrite des bactéries hautement résistantes à des substances toxiques comme le mercure, le plomb, les PCB et les HAP – les deux premiers étant des métaux lourds, les deux derniers des composés organiques persistants.
Cette résistance bactérienne indique que la glace du Groenland accumule des quantités significatives de ces polluants. La pollution atmosphérique se dépose en effet principalement aux pôles, dans les océans et sur la banquise.
Ainsi, la calotte glaciaire représente un réservoir majeur de toxines. Avec le réchauffement climatique, sa fonte libérera ces contaminants dans l'océan Arctique, aggravant la pollution qui se propagera ensuite vers les mers et océans méridionaux. Cela pose un risque majeur, car contrairement aux paysages glaciaires stériles, les eaux arctiques sont un hotspot de biodiversité.
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