Des chercheurs allemands ont calculé la limite de vitesse maximale pour 474 espèces animales. Résultat surprenant : ces limites varient peu, qu'il s'agisse de course, de vol ou de nage.


La vitesse maximale dépend du temps d'accélération disponible, déterminé par la quantité de fibres musculaires blanches. Ces fibres, dotées de leur propre réserve énergétique, fonctionnent sans oxygène sur une courte durée. Les animaux plus massifs possèdent davantage de ces fibres, leur permettant une accélération prolongée.
Cependant, un guépard surpasse un éléphant en vitesse car les plus gros animaux requièrent plus de temps pour atteindre une vitesse donnée en raison de leur masse. Au-delà d'un seuil, le temps nécessaire excède la capacité d'accélération, limitant la vitesse ultime. Le graphique ci-dessous illustre clairement cette relation entre masse et vitesse.
Ce modèle innovant s'applique à tous les modes de locomotion. Des études complémentaires sur des animaux de taille similaire sont toutefois nécessaires. Par exemple, selon ce modèle, l'humain devrait figurer parmi les animaux terrestres les plus rapides en raison de sa masse corporelle, ce qui n'est pas le cas.
Source : Écologie et évolution de la nature