Les récentes observations astronomiques révèlent que l'espace-temps est bien moins "mousseux" que ne le prédisent la plupart des modèles théoriques.

Les télescopes spatiaux américains Chandra et Fermi, associés au réseau VERITAS en Arizona, confirment que l'espace-temps est extrêmement lisse aux échelles les plus fines observables.
Aux plus petites échelles mesurables, l'espace et le temps apparaissent parfaitement continus et lisses. Pourtant, la mécanique quantique, qui décrit avec succès le monde atomique et subatomique, suggère que l'espace-temps est fait de minuscules régions en fluctuation constante, formant une sorte de "mousse quantique".
Ces fluctuations devraient affecter la propagation des rayons X et gamma, dont les longueurs d'onde courtes interagiraient avec ces bulles quantiques. À faible distance, l'effet est négligeable, mais sur des milliards d'années-lumière, une diffusion importante rendrait les objets distants, comme les quasars, invisibles à ces longueurs d'onde courtes.
Or, rien de tel n'est observé : Chandra, Fermi et VERITAS détectent sans peine des quasars à des milliards d'années-lumière. Cela implique que les bulles quantiques sont extrêmement petites, au moins mille fois plus petites qu'un proton – la particule centrale de l'atome d'hydrogène.
Selon les experts ayant analysé ces données, ces résultats écartent deux modèles principaux de structure de l'espace-temps. Seul persiste le scénario où les fluctuations sont si finement coordonnées qu'elles n'induisent aucune diffusion des rayonnements courts, même sur des distances cosmiques.