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Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : symptômes, causes et traitements

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une affection hormonale courante qui touche de nombreuses femmes en âge de procréer. Il se caractérise par une augmentation du volume des ovaires due à la présence de multiples kystes remplis de liquide.

Qu'est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ?

Le SOPK est une pathologie complexe associée à un déséquilibre hormonal, détectable par une analyse sanguine. Les femmes atteintes ovulent rarement, ce qui réduit leur fertilité. Des troubles hormonaux en découlent, impactant la santé globale.

Personnes à risque et symptômes du syndrome des ovaires polykystiques

La cause exacte du SOPK reste inconnue, mais une prédisposition génétique est suspectée. Chez les femmes concernées, les menstruations sont irrégulières, favorisant l'infertilité. Ce syndrome s'accompagne de perturbations hormonales provoquant un gain de poids, une pilosité excessive et de l'acné. Les principaux symptômes incluent :

  • Absence ou rareté des menstruations : Elles surviennent toutes les 5-6 semaines, 1-2 fois par an, ou pas du tout ;
  • Infertilité : Due à l'absence ou à la rareté de l'ovulation ;
  • Hirsutisme : Pilosité accrue sur le visage (menton, lèvre supérieure), aisselles, jambes et abdomen ;
  • Peau grasse et acné, principalement sur le visage ;
  • Surpoids ou obésité ;
  • Fausse couche, parfois récurrente.

Même sans traitement, le SOPK s'atténue souvent à la ménopause.

Traitements du syndrome des ovaires polykystiques

Votre médecin peut proposer des traitements adaptés aux symptômes :

  • Stimulation de l'ovulation pour restaurer la fertilité ;
  • Correction des déséquilibres hormonaux ;
  • Réduction de l'hirsutisme.

Une perte de poids est souvent recommandée pour atténuer les symptômes et rééquilibrer les hormones. Un spécialiste peut aussi recourir à un traitement laser ou par diathermie (chaleur) sur la surface des ovaires.

Complications possibles

Un excès d'œstrogènes peut inhiber l'ovulation et épaissir la paroi utérine, augmentant légèrement le risque de cancer. Les femmes atteintes de SOPK présentent souvent une résistance à l'insuline, favorisant le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires à long terme.

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