Si vous ne fréquentez pas la salle de sport en semaine mais que vous vous donnez à fond le samedi matin, vous n'êtes pas seul. Mais est-ce vraiment suffisant de ne s'entraîner que le week-end ?
Faites-vous partie de ceux qui sont modérément actifs en semaine et qui se transforment en athlètes du cyclisme, du squash ou du football le week-end ? Ce phénomène de « double personnalité » fitness est courant. Rassurez-vous : il vaut mieux s'entraîner irrégulièrement que pas du tout. « Un peu d'exercice vaut mieux que rien », affirme Steven Bray, professeur associé en psychologie de la santé et de l'activité physique à l'Université McMaster. Une étude de l'Université Harvard, menée sur 8 421 hommes pendant neuf ans, a montré que ceux qui s'entraînaient une ou deux fois par semaine réduisaient de 59 % leur risque de mortalité par rapport aux sédentaires.
Concernant la perte de poids, l'impact est variable, mais l'exercice booste le bien-être mental. Une méta-analyse de l'Université de Floride (2009) confirme : plus on s'entraîne, meilleure est l'image de soi, même sans perte de poids visible.
Si votre activité se limite à regarder le sport à la TV, changez de routine : jouez au tennis ou au hockey sur glace avec un ami chaque semaine. (Consultez un médecin si vous avez été inactif longtemps.)
Cependant, si vous vous entraînez déjà le week-end, intensifiez vos efforts. « Le corps répond positivement à une augmentation d'activité. Vous pouvez gagner 5 à 10 ans de vie avec un exercice régulier », explique James Stone, cardiologue et professeur de médecine à l'Université de Calgary.
Ce que les « week-end warriors » doivent savoir :
Le hockey est prisé, mais une étude du Canadian Medical Association Journal sur 133 hommes montre que post-match, la fréquence cardiaque dépasse souvent les limites sécuritaires (76 % des cas), augmentant les risques.
Connaissez votre zone de risque ; consultez un médecin pour votre FC cible et envisagez un moniteur. Un échauffement adéquat (« jusqu'à transpirer ») et des pauses régulières protègent le cœur. Le hockey, avec ses changements de lignes, est moins risqué que le squash. Améliorez votre forme avec 20 min de course ou corde à sauter, 3 fois/semaine, plus échauffement et récupération.
Une enquête américaine révèle que 68 % des blessures sportives récentes touchent les hommes (basket en tête). Les non-entraînés sont les plus vulnérables, note Steven Bray. Prévention : échauffez-vous et renforcez force/agilité en semaine pour éviter entorses, coupures ou pire.
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