Après plus de 15 ans d'attente, Santé Canada approuve le premier traitement contre le mésothéliome pleural malin non résécable, un cancer lié à l'exposition à l'amiante. Ce fléau touche particulièrement le Québec, plus que partout ailleurs au Canada.
Shutterstock/fizkes
Le 2 juin, Bristol Myers Squibb Canada (BMS) a annoncé l'autorisation par Santé Canada de ses thérapies d'immunothérapie OPDIVO et YERVOY pour les patients atteints de ce cancer dévastateur. Contrairement aux chimiothérapies classiques qui ciblent directement la tumeur, l'immuno-oncologie stimule le système immunitaire pour qu'il combatte efficacement les cellules cancéreuses. Il s'agit du seul traitement combinant une double immunothérapie pour cette maladie.
Val-des-Sources, anciennement Asbestos, reste la capitale mondiale de l'extraction d'amiante. « Améliorer le combat de ces patients grâce à leur propre système immunitaire, sans les affaiblir par la chimiothérapie, représente une approche novatrice et porteuse d'espoir pour cette maladie injuste », explique la Dre Marie Florescu, chercheuse clinique et professeure adjointe au Département de médecine de l'Université de Montréal. Ces traitements redonnent enfin espoir aux personnes affectées.
Cette approbation repose sur les résultats de l'essai clinique CheckMate-743, démontrant une survie globale supérieure à celle de la chimiothérapie – une première pour ce mésothéliome pleural malin non résécable. « Cette avancée marque une étape cruciale pour répondre aux besoins des patients face à ce cancer mortel touchant la plèvre pulmonaire », déclare Eudice Goldberg, présidente du conseil d'administration de la Fondation canadienne du mésothéliome. Cette nouvelle est accueillie avec enthousiasme par les professionnels de la santé.
[]