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Artémisinine : du paludisme au cancer, un espoir thérapeutique prometteur

Qu'est-ce que l'artémisinine ? Ce composé sauve des millions de vies chaque année contre le paludisme (malaria). Pourrait-il révolutionner le traitement du cancer ?

Des études rigoureuses en laboratoire identifient des stratégies de prévention pour une santé optimale. Parmi les recherches en cours sur le cancer, une a révélé les propriétés anticancéreuses de l'artémisinine.

Utilisation actuelle de l'artémisinine
Espérons que vous ne faites pas partie des 200 millions de personnes infectées par le paludisme l'an dernier. Si c'est le cas, un traitement à base d'artémisinine vous a probablement été prescrit. Notez que l'artémisinine n'est pas préventive : pour les voyages en zones à risque, consultez votre médecin pour un prophylactique adapté.

Qu'est-ce que le paludisme ?
Cette maladie ancestrale touche des centaines de millions de personnes dans le monde et en tue plus d'un demi-million annuellement. Elle est causée par le parasite unicellulaire Plasmodium, transmis par les moustiques vecteurs.

Comment traite-t-on le paludisme ?
Le traitement le plus efficace reste l'artémisinine combinée à d'autres antipaludiques (ACT). Utilisée correctement, l'ACT réduira les décès pour des années. Le médicament standard, Coartem, est développé par Novartis et Sanofi-Aventis en partenariat avec l'OMS. Face aux résistances émergentes, les recherches se poursuivent.

D'où provient l'artémisinine ?
Malgré les efforts des années 1950 pour éradiquer le paludisme, les résistances à la quinine et à la chloroquine ont prévalu. En 1969, la pharmacologue chinoise Tu Youyou, s'appuyant sur la médecine traditionnelle, a isolé l'artémisinine de l'armoise annuelle chinoise (Artemisia annua). Cette découverte, primée par le Nobel en 2015, a sauvé d'innombrables vies.

L'avenir de l'artémisinine : contre les cellules cancéreuses ?
Au-delà du paludisme, ses dérivés (artéméther, artésunate) combattent la schistosomiase. Depuis les années 1990, des études en laboratoire montrent que l'artémisinine détruit sélectivement les cellules cancéreuses, ouvrant des perspectives de recherche passionnantes.

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