Des chercheurs américains ont développé une molécule synthétique qui permet aux nanoparticules étrangères de franchir les barrières de notre système immunitaire.

Cette avancée, issue de l'Université de Pennsylvanie, ouvre des perspectives pour la délivrance ciblée de médicaments et l'imagerie médicale.
Cette protéine synthétique guide les nanoparticules vers des sites spécifiques, comme des tumeurs, pour administrer des traitements ou les rendre visibles par fluorescence. Jusqu'ici, le système immunitaire, vigilant, éliminait rapidement ces particules étrangères via les macrophages, freinant ces thérapies prometteuses.
Les cellules du corps se distinguent des intrus grâce à la protéine CD47 sur leur membrane. Les scientifiques ont créé des peptides humains synthétiques (courtes chaînes d'acides aminés) appliqués aux nanoparticules, agissant comme un "passeport immunitaire". Des tests sur des souris génétiquement modifiées ont montré que ces particules "marquées" circulaient quatre fois plus longtemps dans le sang après 30 minutes, comparées à celles sans peptide.
Cette recherche est publiée dans Science (2020). Dennis Discher, de l'Université de Pennsylvanie, explique :
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