Un neurostimulateur lingual représente un traitement efficace pour les formes sévères d'apnée obstructive du sommeil (AOS).

Le stimulateur lingual s'avère un traitement performant pour l'apnée obstructive du sommeil sévère, selon une étude internationale impliquant des chercheurs flamands et néerlandais.
Chez les patients atteints d'apnée obstructive du sommeil (AOS), les voies respiratoires supérieures se ferment plus de 5 fois par heure pendant le sommeil, entraînant des apnées de plus de 10 secondes. Cela provoque une désaturation en oxygène et des micro-réveils, perturbant le sommeil. Plus de 80 % des cas restent non diagnostiqués ou non traités, augmentant les risques cardiovasculaires, la fatigue diurne et les troubles de concentration.
Traditionnellement, les masques CPAP ou prothèses mandibulaires sont utilisés, mais 20 à 30 % des patients les tolèrent mal. La chirurgie offre un soulagement, mais reste invasive et inconfortable.
Dans une étude mondiale regroupant 126 patients de 22 centres en Europe et aux États-Unis, dont l'hôpital universitaire d'Anvers et l'hôpital Sint-Lucas d'Amsterdam, une alternative a été testée : un capteur intercostal détecte la respiration et active un stimulateur du nerf hypoglosse. La langue avance légèrement à l'inspiration, maintenant le pharynx ouvert.
Après un an, 68 % des patients ont vu leur indice d'apnées-hypopnées (IAH) réduit de manière significative. La somnolence diurne a diminué, améliorant la qualité de vie. Le système s'active via télécommande avant le coucher et s'éteint au réveil.
Éligibilité : IMC < 35 et IAH entre 15 et 65. L'étude est publiée dans le New England Journal of Medicine.
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