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Pancréas artificiel : une révolution automatisée pour les diabétiques de type 1

L'appareil mesure en continu la glycémie et ajuste automatiquement la dose d'insuline délivrée.

Pancréas artificiel : une révolution automatisée pour les diabétiques de type 1

Le pancréas artificiel, qui surveille la glycémie des patients diabétiques de type 1 et libère automatiquement la bonne quantité d'insuline, devrait être disponible dès 2018.

Des chercheurs de l'Université de Cambridge tirent cette conclusion dans un article publié dans la revue Diabetologia en 2020. Leurs travaux portent sur l'avancement des technologies de boucle fermée, incluant par exemple le « pancréas bionique » développé par des scientifiques de l'Université de Boston.

Les auteurs évaluent la rapidité de réponse, la fiabilité, le confort d'utilisation et la précision des capteurs de glycémie. Ils vérifient également la résistance des systèmes au piratage informatique.

Aujourd'hui, la gestion du diabète de type 1 repose sur deux étapes distinctes : le patient mesure sa glycémie plusieurs fois par jour via une piqûre au doigt. En cas d'hyperglycémie, il active manuellement sa pompe à insuline pour une dose supplémentaire. Cette pompe délivre en continu une dose basale via un cathéter sous-cutané.

Le pancréas artificiel fusionne ces deux processus en un système automatisé. Les patients n'auront plus à se monitorer constamment : tout se fera de manière autonome.

L'atout majeur de cette automatisation ? Elle gère les variations quotidiennes des besoins en insuline, qui peuvent osciller d'un tiers à trois fois la dose habituelle selon l'alimentation, l'exercice physique et d'autres facteurs. Le système détecte et répond en temps réel à ces fluctuations.

Cependant, l'article identifie des défis à relever avant une commercialisation généralisée. Par exemple, l'insuline met encore 30 minutes à 2 heures pour atteindre son pic d'efficacité sanguine, trop lent pour des situations comme un effort intense. Des recherches portent sur des insulines ultra-rapides, comme l'aspart ou des formes inhalées. La cybersécurité reste aussi perfectible.

Malgré ces obstacles, les experts de Cambridge restent optimistes et prévoient l'arrivée sur le marché d'un pancréas artificiel dès 2018.


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