Les interventions potentiellement vitales sont trop souvent négligées.

Quatre mesures simples peuvent booster la survie des bébés prématurés : accoucher dans une maternité spécialisée, administrer des corticoïdes pour accélérer le développement des organes, prévenir l'hypothermie et traiter les problèmes respiratoires. Pourtant, moins de 60 % des prématurés reçoivent cette combinaison cruciale, selon une étude internationale publiée dans le British Medical Journal.
Des chercheurs ont analysé leur application dans 11 pays et régions européens, dont les Pays-Bas et la Flandre. Sur plus de 7 000 enfants nés entre 24 et 31 semaines de gestation en 2011-2012, seuls 58 % ont bénéficié des quatre procédures. En Flandre et aux Pays-Bas, les taux s'élèvent respectivement à 59 % et 49 %.
Les experts estiment que 18 % des naissances prématurées pourraient être évitées avec un traitement optimal. Patrick Van Reempts (UZ Anvers), co-auteur de l'étude, pointe un manque de sensibilisation : « Il faut du temps pour que tous adoptent ces pratiques. »
« Les données datent de plusieurs années, mais des progrès notables sont observés », ajoute-t-il. Les mères à risque sont désormais souvent dirigées vers des hôpitaux équipés. Les corticoïdes sont bien appliqués, mais la surveillance thermique et les surfactants (qui facilitent la respiration) restent perfectibles.
Van Reempts insiste : médecins et parents doivent être informés. « N'hésitez pas à interroger l'hôpital sur ces mesures. » (ddc)
[]