Coût, robustesse, efficacité énergétique et esthétique : tels sont les critères prioritaires des architectes. Mais ils devraient aussi veiller à ce que leurs conceptions favorisent les bonnes bactéries.

Pendant longtemps, on a privilégié un nettoyage intensif aux agents antibactériens pour éloigner les microbes des habitations. Pourtant, toutes les bactéries ne sont pas nocives. Loin s'en faut : la majorité des « microbes domestiques » sont inoffensifs, et certains renforcent même notre santé et notre vitalité.
Les enfants élevés en ferme ou en plein air développent moins d'allergies comme l'asthme. La raison ? Un contact précoce avec bactéries et allergènes (poils de chat, par exemple), qui habitue le système immunitaire et prévient les réactions excessives.
Des chercheurs de l'Université Yale (États-Unis) plaident dans Trends in Microbiology pour que les architectes intègrent davantage le rôle des « bonnes bactéries » dans la conception des maisons et bureaux. La question clé : comment retenir les microbes bénéfiques à l'intérieur tout en excluant les pathogènes ?
Le microbiome d'un bâtiment – ensemble des micro-organismes – dépend de facteurs comme la localisation géographique, les matériaux choisis et la ventilation. En les optimisant, les architectes peuvent influencer positivement la présence de bactéries et champignons utiles.
Plutôt que d'adopter un animal de compagnie, il est possible d'imiter leurs effets : ces derniers introduisent des bactéries inhalées via la poussière ou ingérées, entraînant ainsi notre système immunitaire. (Source : recherche scientifique)
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