Le fait d'être victime d'intimidation, d'en être l'auteur ou les deux est en partie déterminé génétiquement. L'hérédité joue un rôle majeur dans ces comportements, selon une étude menée par les chercheurs du Netherlands Twin Register de l'Université VU d'Amsterdam.
Plus de 8 000 enfants âgés de 6 à 12 ans, issus de jumeaux monozygotes ou dizygotes, ont participé à cette recherche. Environ la moitié des jumeaux monozygotes et dizygotes étaient dans la même classe.
Les enseignants du primaire ont évalué le comportement d'intimidation des enfants. Résultats : un enfant sur quatre est victime d'intimidation, un sur quatre est intimidateur, et un sur sept est à la fois victime et auteur.
Les jumeaux monozygotes présentent plus souvent le même rôle dans l'intimidation que les dizygotes. Les premiers sont fréquemment tous deux victimes, auteurs, victimes-auteurs ou non impliqués. Les dizygotes, en revanche, adoptent plus souvent des rôles différents.
Ces observations indiquent que les gènes jouent un rôle prépondérant. Les jumeaux monozygotes partagent 100 % de leur ADN, contre 50 % en moyenne pour les dizygotes.
Le risque d'être victime d'intimidation est déterminé à 66 % par les gènes. Des facteurs environnementaux, comme la classe scolaire, interviennent également. Certains traits héréditaires, tels que le surpoids, le port de lunettes ou l'anxiété, augmentent la vulnérabilité. Les enfants ayant des parents ou siblings victimes ont un risque plus élevé.
Le comportement d'intimidateur est héréditaire à 70 %. Les auteurs affichent souvent un comportement antisocial ou agressif, également génétiquement influencé.
Cependant, ce n'est pas un destin inéluctable. Certains enfants sont plus vulnérables, mais des interventions peuvent prévenir l'intimidation.
Les résultats sont publiés dans la revue Behavior Genetics.
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