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Erreurs courantes des parents face à une commotion cérébrale chez l'enfant

De nombreux parents appliquent des conseils obsolètes qui risquent d'aggraver les symptômes de leurs enfants victimes d'une commotion cérébrale.

Erreurs courantes des parents face à une commotion cérébrale chez l enfant

Face à une commotion cérébrale chez l'enfant, beaucoup de parents suivent encore des recommandations périmées pouvant aggraver les symptômes.

Des chercheurs américains ont interrogé 569 parents sur leur réaction en cas de commotion cérébrale durant plus d'une semaine chez leur enfant. Résultat : la majorité suit des conseils obsolètes.

Par exemple, 77 % des parents réveilleraient leur enfant toutes les nuits pour vérifier son état, craignant un gonflement cérébral. Or, c'est faux. « Après une évaluation médicale initiale approfondie, réveiller l'enfant nuit plus qu'il ne sert », explique Christopher Giza, neurologue pédiatrique à l'Université de Californie. Cela perturbe humeur, mémoire et énergie. Le sommeil, au contraire, accélère la guérison cérébrale.

Autre erreur : 84 % des parents interdiraient toute activité physique. Faux encore. « Bien sûr, éviter les contacts risqués est essentiel, mais marcher, promener le chien ou pédaler sur un vélo d'appartement est bénéfique. Cela améliore l'humeur et réduit l'anxiété face aux symptômes », ajoute l'expert.

Troisième piège : l'isolement social. 64 % confisqueraient smartphones et écrans. Pourtant, rester connecté aux amis aide. Les priver pendant une semaine favorise dépression, anxiété et perte d'appétit. « Les enfants craignent de perdre leur statut social ou leur place en équipe sportive. Mieux vaut tolérer un usage modéré des réseaux sociaux et écrans », conseille le spécialiste.


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